L’appât pour cafard se trouve souvent au cœur de toute stratégie de lutte contre ce nuisible. Dans une tribune publiée sur Hamelin Info, Benoît Cottin, entomologiste et gérant de LGH, revient sur les fondamentaux d’une lutte raisonnée et efficace contre les blattes. Alors que les méthodes de pulvérisation insecticide reculent au profit de solutions plus ciblées, la compréhension des vecteurs de contamination et de la biologie des insectes devient le pilier central de toute intervention professionnelle.
Le choix et la mise en œuvre de l’appât pour cafard sous forme de gel constituent aujourd’hui la méthode de référence pour les techniciens hygiénistes. Cependant, l’efficacité de cette technique ne repose pas uniquement sur sa matière active, mais sur une combinaison de facteurs stratégiques : attractivité de la formulation, appétence et positionnement précis dans l’environnement. Ainsi, Benoît Cottin explique que l’utilisation de ces gels doit s’inscrire dans une véritable gestion intégrée des nuisibles (IPM), où le diagnostic préalable permet d’identifier les zones de nidification réelles. Par exemple, un appât mal placé ou concurrencé par d’autres sources de nourriture perdra de son intérêt, rendant le traitement inefficace à long terme.
Aussi, l’article souligne également un enjeu majeur pour les années à venir : l’évolution de la réglementation et l’adaptation des produits. Avec le retrait progressif de certaines molécules historiques, les professionnels doivent désormais jongler avec de nouvelles formulations et instaurer une rotation rigoureuse des matières actives. Cette vigilance permet d’éviter l’apparition de phénomènes de résistance ou d’aversion, où les insectes finissent par ignorer l’appât.
Pour LGH, cette expertise technique est indispensable pour garantir une désinsectisation durable, prouvant que la réussite d’un chantier repose autant sur la science de l’insecte que sur la maîtrise des outils de lutte.