Frelon orientalUn frelon peut en cacher un autre

Après le frelon asiatique, voici le frelon oriental (Vespa orientalis). Identifié dans la région de Marseille fin 2021, les naturalistes suivent sa propagation. Originaire d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie (cf. carte ci-contre) et implantée dans le sud de l’Italie, l’espèce est remontée progressivement vers le Nord (un spécimen a été observé à Gênes en 2018 ainsi qu’en Toscane en 2021).

Le frelon asiatique a été découvert en France en 2004. A peine 20 ans plus tard, le voici présent quasiment partout sur notre territoire. Si le frelon oriental se développe au même rythme, il faut déjà organiser la lutte contre cet insecte classé comme Espèce exotique envahissante (EEE).

Un indice nous permet d’être optimistes sur sa vitesse de propagation : il préfère les milieux arides. Sa présence devrait donc se limiter au bassin méditerranéen. En revanche, comme toute EEE qui se respecte, il peut s’adapter rapidement, notamment avec le réchauffement climatique et l’urbanisation. Par conséquent, comme les essaims se multiplient très vite, rien n’empêche une propagation certes plus tardive mais réelle.

Le frelon oriental est-il dangereux ?

Au contact de l’Homme, il n’a pas de différence avec les autres frelons connus en France : même douleur et même niveau de risque. Ses différences se trouvent :

  • Dans son apparence : assez proche du frelon européen, la Vespa crabo, il se distingue par sa couleur rousse et est plus gros que le frelon asiatique. Les reines mesurent entre 25 et 35 mm tandis que les mâles et les ouvrières peuvent atteindre 25 mm maximum. Enfin, il présente une très faible pilosité et apparaît quasi glabre à l’œil nu, avec une partie jaune sur l’abdomen et au niveau de la face antérieure de la tête.
  • Dans la construction de leurs nids. Plus petits que ceux de leurs homologues asiatiques, les nids des frelons orientaux sont sans enveloppe et son installés dans des cavités.
  • Dans son appétit pour les abeilles. C’est surtout sur ce point que l’état d’urgence est de mise. Les dégâts qu’il cause sur les ruches sont plus conséquents que ceux provoqués par le frelon asiatique. De plus, son venin est plus toxique pour les abeilles domestiques.

Pour améliorer les connaissances sur cet insecte et identifier les meilleurs moyens de lutte, n’hésitez pas à le signaler si vous en voyez. Vous pouvez utiliser le formulaire proposé par l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) en précisant qu’il s’agit d’un Vespa orientalis.

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