Le moustique est dangereux pour de nombreuses raisons. Dans le podcast « Le Club des dératiseurs » d’Hamelin Info, Benoît Cottin rappelle que si l’on dénombre 65 espèces en France, le moustique se cache principalement derrière trois genres préoccupants : Culex, Aedes et Anopheles. L’occasion de souligner que le danger ne vient pas seulement de la piqûre, mais de la capacité de ces insectes à transmettre des virus comme la fièvre du Nil occidental (West Nile), l’encéphalite, le paludisme ou encore Zika.
Comprendre la biologie de cet « insecte tueur » est la première étape d’une lutte efficace. Ainsi, Benoît Cottin détaille un cycle de vie en quatre stades où l’eau stagnante joue un rôle pivot. En effet, une simple coupelle oubliée peut devenir en une semaine un foyer d’éclosion massif. Aussi, l’entomologiste met en garde contre les fausses bonnes idées. Ainsi, les lampes électriques bleues sont souvent contre-productives, tandis que les solutions miracles type bracelets ou ultrasons s’avèrent inefficaces. La véritable défense repose sur la suppression des gîtes larvaires et l’utilisation de larvicides sélectifs comme le Bti.
Pour se protéger au quotidien, le dirigeant de LGH préconise une approche rigoureuse :
- Protection personnelle avec utilisation de répulsifs cutanés enregistrés (DEET, Icaridine) dont l’efficacité dépasse rarement 4 heures.
- Aménagement en posant des moustiquaires et en portant des vêtements couvrants.
- Lutte coordonnée avec signalement des nuisances aux maires et intervention de désinsectiseurs professionnels pour les traitements adultes, qui doivent rester limités et strictement encadrés.
En levant le voile sur ces mécanismes complexes, LGH réaffirme son rôle de conseiller stratégique pour transformer chaque citoyen et chaque gestionnaire en acteur de la lutte contre le moustique, dangereux pour la santé publique.