Un bruit dans une gaine, des traces dans la cave, un local poubelle que les résidents évitent… Lorsqu’un syndic ou un gestionnaire reçoit ce type de signalement, la première action est souvent pratique : il faut faire venir un dératiseur. C’est là aussi que viennent plusieurs questions. Comment se passe une dératisation dans un immeuble occupé ? Qui fait quoi ? Découvrez ici comment se déroule l’organisation d’une campagne, de la visite de diagnostic au compte rendu remis au syndic. Nous évoquons également l’avantage que représente un contrat annuel plutôt qu’une succession d’interventions isolées.
À Bordeaux comme dans le reste de la métropole, syndics, gestionnaires et conseils syndicaux se heurtent souvent aux mêmes interrogations. Qu’il s’agisse de rongeurs, comme ici, d’insectes ou encore de pigeons, chaque nuisible appelle une intervention qui lui est propre, et c’est ainsi que nous les abordons.
Commencer par un diagnostic des parties communes
Oubliez la pose de produits ! Une dératisation d’immeuble sérieuse commence par une visite du technicien. D’abord, il cherche où sont les rongeurs. Il suit les indices : traces de passage, déjections, dégâts sur les câbles ou les emballages. C’est la priorité : savoir où les rongeurs entrent, où ils se nourrissent et où ils s’abritent.
Les autres zones sont examinées dans un second temps. Il peut s’agir des caves et des sous-sols, des locaux poubelles, des gaines techniques et des abords extérieurs. Cette visite complète ne laisse rien de côté. Elle suit le repérage de l’activité, elle ne le précède pas.
Le technicien repère ensuite les points d’entrée et note les facteurs qui entretiennent le problème. Il identifie aussi l’espèce concernée. Eh oui : un rat et une souris ne se traitent pas de la même manière !
Ce diagnostic sert de socle à tout le reste : sans lui, on traite des symptômes. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre page sur le déroulement d’une dératisation dans un immeuble.
Poser un plan de traitement lisible pour le syndic
À l’issue de la visite, le syndic doit disposer d’un plan clair. Il comprend en général les emplacements retenus pour le matériel de lutte, la nature des actions à mener, les points à corriger dans le bâtiment et le calendrier de passage. La fréquence des visites est fixée après le diagnostic, en fonction de la configuration de l’immeuble et de la pression observée, et non selon un rythme standard appliqué partout.
Par ailleurs, il faut savoir que les techniciens LGH sont tous titulaires du Certibiocide, et l’entreprise est certifiée CEPA EN 16636, norme européenne qui encadre la qualité des services de gestion des nuisibles. Pour un syndic, cela se traduit surtout par une méthode documentée et traçable, ce qui compte lorsqu’il faut rendre des comptes à une assemblée générale.
Appâter seulement quand c’est nécessaire
La lutte contre les rongeurs repose essentiellement sur l’appâtage non permanent (NPB). En effet, les appâts ne sont posés que si le technicien constate une activité. Ils sont retirés une fois la situation maîtrisée. Cette méthode limite l’exposition des habitants, des animaux domestiques et de l’environnement. Elle s’inscrit dans le cadre d’emploi des produits biocides, que les techniciens titulaires du Certibiocide connaissent.
Entre deux phases de traitement, la surveillance continue avec des moyens sans danger : pièges, appâts placebo (sans substance active) qui signalent le retour d’une activité. Le contrat peut donc être non toxique, selon la situation de l’immeuble. Certains bâtiments s’y prêtent bien. D’autres demandent une phase avec appâts. Le technicien en décide après le diagnostic.
Ce que la dératisation ne règle pas seule
Les rongeurs s’installent là où ils trouvent à manger, à boire et à s’abriter. Une intervention qui ne s’accompagne d’aucune action sur le bâtiment risque d’être à recommencer. C’est pourquoi le technicien hygiéniste formule aussi des recommandations : fermer les passages, remettre en état un grillage ou une porte de cave, réorganiser la gestion des déchets, éviter de laisser des sacs au sol. Ces travaux relèvent du syndic et de la copropriété, et c’est le compte rendu du technicien qui les documente.
C’est aussi là qu’un contrat de dératisation prend son sens. Il s’agit d’un contrat de sanitation, c’est-à-dire un cadre qui associe visites régulières, suivi des points sensibles et comptes rendus écrits. Contrairement à l’intervention ponctuelle, il permet de voir si le problème recule, se déplace ou revient, et de décider des corrections avec des éléments factuels. Chez LGH, nous concevons des méthodes adaptées à chaque environnent. Ainsi, nous avons développé une stratégie consacrée à la dératisation pour les syndics de copropriété à Bordeaux.
Informer les résidents sans les inquiéter

- Prévenir les résidents des dates de passage par un affichage dans le hall
- Leur demander de ne pas déplacer ni toucher le matériel installé dans les caves et les locaux
- Les inviter à signaler toute présence de rongeurs dans leur logement, plutôt que d’agir eux-mêmes
- Rappeler les bons gestes sur les déchets : sacs fermés, bacs couverts, pas de dépôt au pied des conteneurs
Le message doit rester factuel. Un affichage sobre, rédigé avec le syndic, rassure davantage qu’un avertissement alarmiste.
Le compte rendu, pièce maîtresse de la relation avec le syndic
À chaque visite, le syndic reçoit un document écrit. Un bon compte rendu précise la date et les zones contrôlées, les constats (activité observée ou non, espèce), les actions réalisées, les recommandations sur le bâti ou les déchets, et la suite prévue. Conservés d’une année sur l’autre, ces documents forment un historique utile en cas de question d’un copropriétaire, d’un assureur ou lors du vote du budget.
Le gérant de LGH, Benoît Cottin, est vice-président de Prosane, où il pilote le Comité scientifique, technique et réglementaire. Cette place dans la profession nourrit la manière dont les comptes rendus et les protocoles sont construits, avec le souci de la traçabilité.
Quelques repères pour choisir son prestataire
Pour comparer des propositions, quelques questions permettent d’y voir clair. Le prestataire commence-t-il par un diagnostic de l’immeuble ? Les techniciens sont-ils certifiés ? Les visites sont-elles consignées dans un compte rendu écrit ? Les recommandations sur le bâtiment sont-elles distinguées de la prestation elle-même ? Une entreprise qui répond à ces points vous apporte des garanties sérieuses.
Aussi, la norme européenne EN 16636, portée par la CEPA, donne un cadre de référence pour évaluer le sérieux d’un prestataire de gestion des nuisibles.
Et si d’autres nuisibles apparaissent ?

Pour un immeuble concerné, le plus simple est de partir d’un échange avec le technicien après la visite de diagnostic, plan et compte rendu en main. Cette démarche s’inscrit dans une approche globale de la lutte contre les nuisibles dans les immeubles collectifs à Bordeaux, où le service d’extermination des nuisibles en copropriété s’accompagne toujours d’un suivi dans la durée.
Si vous gérez un immeuble à Bordeaux et souhaitez parler de votre situation, l’équipe de LGH peut organiser une visite de diagnostic et vous présenter ce que pourrait contenir un contrat annuel adapté à votre bâtiment. Contactez-nous !