Les rats comme les souris peuvent transmettre plusieurs virus zoonotiques (il s’agit de virus qui passent de l’animal à l’humain). De façon générale, les rongeurs véhiculent de nombreuses maladies : ce sont de vrais dangers sanitaires ! Par exemple, les maladies bactériennes comme la leptospirose ou la salmonellose font partie des risques les plus souvent cités. Mais il faut savoir qu’il existe d’autres contaminations possibles, notamment avec le virus Seoul (une souche d’hantavirus portée par les rats bruns), le virus de la chorioméningite lymphocytaire (LCMV) et, dans une moindre mesure, certaines souches du virus de l’hépatite E.
Ces maladies restent rares. Cependant, dans un établissement hôtelier bordelais (hôtel, camping, résidence de tourisme, village vacances…), la présence de rongeurs non maîtrisée crée un préjudice sanitaire réel pour vos clients, vos salariés et votre responsabilité d’exploitant.
Le virus Seoul : l’hantavirus porté par les rats de ville
On parle souvent des hantavirus en associant ce terme aux campagnols des forêts du Nord-Est de la France. Dans ce cas, il s’agit de l’hantavirus Puumala. Mais il existe une souche spécifique : le virus Seoul. Son réservoir naturel est souvent le surmulot (Rattus norvegicus) et le rat noir (Rattus rattus), les deux espèces les plus répandues dans les villes comme Bordeaux et sa métropole. Une fois qu’on a énoncé cela, plusieurs questions peuvent se poser :
- Comment ça se transmet ? Par inhalation de poussières contaminées par l’urine ou les fèces de rats infectés, ou par contact avec ces excrétions via une plaie ou une muqueuse. Il n’y a donc pas besoin de contact direct avec l’animal.
- Quels sont les symptômes ? Une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR). Fièvre soudaine, maux de tête, douleurs musculaires, puis, dans les formes sévères, atteinte des reins pouvant nécessiter une hospitalisation. En France, les cas de virus Seoul restent sporadiques et sans concentration géographique particulière. Pour autant, ils existent bien et sont documentés par le Centre national de référence des hantavirus de l’Institut Pasteur.
- Quels sont les locaux à surveiller dans mon établissement ? Un local technique, une cave, un vide-sanitaire ou une réserve alimentaire infestée par des rats. Les personnels de nettoyage, de maintenance et de restauration restent les plus exposés, malheureusement souvent sans le savoir.
Pour connaître les différentes mesures préventives, n’hésitez pas à contacter un dératiseur à Bordeaux. Il saura vous conseiller pour éviter une infestation de rats et ainsi limiter les risques sanitaires qu’ils engendrent.
Se méfier du LCMV

Chez une personne en bonne santé, l’infection passe souvent inaperçue ou ressemble à un syndrome grippal banal. Mais chez les femmes enceintes, le LCMV peut provoquer de graves malformations fœtales. Aussi, chez les personnes immunodéprimées, il peut évoluer vers une méningite ou une encéphalite sévère.
Dans la mesure où vous accueillez des publics variés (familles, personnes âgées, touristes en convalescence…), c’est un risque qui mérite d’être pris au sérieux, même si la probabilité d’exposition reste faible.
L’hépatite E : le lien avec les rats encore étudié
Les rats hébergent une souche spécifique du virus de l’hépatite E (HEV-C1), distincte des souches habituellement retrouvées chez le porc ou l’humain. Des études récentes suggèrent une possible transmission à l’humain, bien que les cas documentés restent rares et la recherche encore en cours.
Ce point mérite d’être mentionné, non pas pour alarmer, mais parce que c’est un sujet de surveillance active de la part des autorités sanitaires européennes. Dans un contexte d’établissement de restauration ou d’hébergement collectif, la contamination croisée via des surfaces souillées par des rats est un scénario à ne pas écarter.
Et les maladies bactériennes dans tout ça ?
La frontière entre « virus » et « bactéries » est souvent floue dans l’esprit du grand public (et les moteurs de recherche aussi !). Quand un client cherche « virus rats« , il cherche globalement à savoir ce que les rongeurs peuvent lui transmettre. Alors voici les deux maladies bactériennes les plus fréquentes :
- La leptospirose fait figure de risque très concret pour les hébergements de plein air en Gironde. Mais d’où vient cette bactérie ? En premier lieu, les rats infectés éliminent la bactérie Leptospira dans leur urine. Elle survit plusieurs semaines dans les eaux stagnantes et les sols humides. Cela s’avère d’autant plus vrai dans les environnements que fréquentent vos clients sur les bords de Garonne, dans les campings du Médoc ou du Bassin d’Arcachon. Enfin, une simple égratignure suffit pour contaminer une personne au contact d’une eau souillée.
- La salmonellose est le risque le plus immédiat si vous avez une activité de restauration. En effet, lors de leurs déplacements, les souris et rats contaminent les surfaces, les équipements et les denrées sans laisser de trace visible. Les conséquences peuvent vite survenir avec une vague de gastro-entérites parmi vos clients. Après, c’est généralement une inspection sanitaire qui suit et là, le maintien de votre activité devient compliqué.
Globalement, qu’il s’agisse de bactéries ou de virus transmis par les rats, la vigilance reste de mise dans des établissement hôteliers qui restent particulièrement exposés aux infestations de rongeurs.
Pourquoi les hébergements touristiques doivent se méfier ?

Dans la métropole bordelaise, plusieurs facteurs aggravent le risque :
- La proximité de la Garonne et des zones humides favorise la présence du surmulot, excellent nageur capable de remonter par les canalisations.
- Les entrepôts et zones logistiques autour de Bordeaux peuvent constituer des foyers d’infestation qui contaminent les quartiers alentour.
- La saisonnalité : des hébergements inoccupés plusieurs mois offrent aux rongeurs un refuge idéal pour nidifier, sans être dérangés.
- La densité des flux via les cuisines, les locaux poubelles et les livraisons fréquentes représentent de véritables sources d’attractivité pour les rats.
Les difficultés sont donc multiples et il faut ajouter à cela des obligations réglementaires à respecter.
Quelle sont vos obligations ?
Que vous exploitiez un hôtel classé, un camping ou une résidence de tourisme, vous êtes tenu de garantir à vos clients des locaux exempts de tout risque sanitaire (Code de la santé publique). Aussi, si vous proposez un service de restauration, le respect de la méthode HACCP s’y ajoute, avec un plan de lutte documenté contre les nuisibles.
Ces obligations peuvent parfois paraître contraignantes mais elles offrent un cadre et, surtout, elles protègent. En effet, en cas de contamination d’un client ou d’un salarié liée à une infestation non traitée, votre responsabilité peut être engagée. De plus, cela peut s’aggraver et si vous ne pouvez pas présenter un contrat de dératisation actif avec rapports d’intervention. Vous risquez alors de devoir faire face à une inspection ou à une procédure judiciaire.
LGH accompagne les hébergeurs bordelais
Partenaire de l’UMIH33, LGH intervient auprès des professionnels de l’hôtellerie et du tourisme en Gironde depuis de nombreuses années. Forts de cette expérience et de notre expertise des rongeurs, nous avons développé une méthodologie dédiée au secteur.
Tout d’abord, après un premier échange téléphonique, on programme un diagnostic. Lors de cette étape, nos techniciens hygiénistes inspectent votre site pour identifier les espèces présentes, les voies d’infiltration et les zones à risque spécifiques à votre configuration. En effet, un camping en bord d’estuaire ne fonctionne pas comme un hôtel urbain, tout comme et un hôtel du quartier Saint-Pierre n’est pas une résidence du Bassin !
Ensuite, on adapte le programme à votre saison. Si vous devez ouvrir, si vous êtes en fin de saison ou en plein pic de fréquentation, on n’intervient pas de la même façon. Par exemple, au cœur de l’été, on intervient discrètement, avec des dispositifs à l’abri des regards qui ne perturbent ni vos clients ni votre activité. Boîtes d’appâtage sécurisées, pièges mécaniques dans les zones sensibles, colmatage des accès… On combine les méthodes pour un résultat durable. Tout au long de notre intervention, nous échangeons avec vous et vous partageons nos conseils pour éviter d’attirer les rats (la prévention reste la meilleure méthode de dératisation !).
Enfin, on vous fournit une traçabilité complète. De cette façon, chaque passage est documenté (rapport horodaté, cartographie des dispositifs, compte rendu des résultats…). C’est votre dossier pour les audits, les classements hôteliers et les contrôles sanitaires.
Faut-il s’alarmer ?
Non. Les virus transmis par les rats restent rares en France et une infestation ne conduit pas automatiquement à une épidémie. Mais le risque existe et dans un établissement qui accueille du public, ne pas agir expose à des conséquences sanitaires, juridiques et économiques bien plus lourdes que le coût d’une politique de prévention rigoureuse.
Vous êtes hôtelier, gérant de camping ou responsable d’une résidence de tourisme en Gironde ? Contactez LGH pour un audit de votre établissement.